mardi 15 novembre 2011

Kif-kif demain

"Maintenant, kif-kif demain je l'écrirais différemment. 
Ça serait kiffe-kiffe demain, du verbe kiffer. 
Waouh. C'est de moi."
Kiffe kiffe demain, Faïza Guène


Aimer ... la vie, les gens, les autres, quelqu'un, un lieu, quelque chose, le chocolat, un paysage

Batifoler ... et se laisser aller à des plaisirs simples, s'amuser et profiter de tout et de rien

Croire ... en des choses, en des mots, en des personnes, jusqu'à en être sur, et douter

Dire ... ce que l'on pense, ce que l'on a sur le coeur, ce qui nous passe par la tête, dire ça, ça et ça


Espérer ... de tout son coeur, nuit et jour, espérer que ça continuera, que ça ira, que ça arrivera

Foncer ... sur la première occasion, sans se poser de questions, y aller et ne pas reculer, se dépêcher

Grandir ... en n'oubliant pas l'enfant qu'on a été, mûrir, évoluer, vieillir, grandir en restant tel qu'on est

Hésiter ... entre le rideau vert et bleu, entre du thé ou du café, entre y aller ou rentrer, douter

Imaginer ... qu'on est ailleurs, qu'on est meilleur, des choses insensées, sa vie plus tard, créer

Jouer ... à des jeux interdits, au quotidien, sa vie, de la guitare ou du piano, au foot ou au cricket

Kiffer ... la vie, les mots bizarres, ses amis, les fous rires, les djeuns d'aujourd'hui, dire que c'est kif-kif

Lézarder ... au soleil ou chez soi, en vrai ou pour de faux, ne rien faire, profiter et se laisser aller 

Murmurer ... à l'oreille des chevaux, des mots comme-ci et des mots comme-ça, chuchoter, en silence

Narrer ... de belles histoires, les contes des Mille et Une Nuits, raconter des salades, parler de ses exploits

Obtenir ... ce que l'on souhaite, ce que l'on mérite, ce qui nous est dû, un diplôme, un concours, son permis 

Partir ... à côté ou très loin, et ne jamais revenir, seul ou accompagné, pour en prendre plein la vue

Quêter ... quelque chose de spécial, chercher dans les moindres recoins jusqu'à trouver

Rire ... aux éclats, de joie ou de tristesse, tous les jours, rire et sourire, de quelqu'un, rire jaune

Saisir ... une opportunité, sa chance, sa commande au McDo ou au café du coin, quelqu'un ou quelque chose

Trouver ... une pièce de monnaie, le prince charmant, quelqu'un très beau, un job, au hasard

User ... de ses compétences, de son talent, de son charme, de son pouvoir, de subterfuges

Vouloir ... quelque chose à tout prix, une chose et son contraire, un enfant, réussir, être heureux

What else ? ...

X ... soit x le nombre de fous rires, de personnes, de souvenirs, de mots dits, de bons moments

Youyouter ... quand on est heureux, de joie, chanter, faire la fête et parfois yoyoter (mais pas trop)

Zapper ... l'anniversaire de sa grand-mère, de chaîne à la télé, oublier quelqu'un ou quelque chose



dimanche 21 novembre 2010

If I Had a Boat

If I had a boat, I would sail to you
hold u in my arms, ask you to be true
once I had a dream, it died long before
now I'm pointed north, hoping for the shore



Il a tellement raison James Vincent McMorrow. Il a tellement raison et ce qu'il nous chante est tellement vrai. Une mélodie douce qui nous fait voyager, qui nous emporte loin, paisiblement sur les flots. James Vincent McMorrow nous invite à bord de son bateau imaginaire pour que nos rêves ne se retrouvent pas abandonnés sur le rivage. Rien à ajouter : écoutez, savourez, rêvez !


vendredi 19 novembre 2010

Y a vraiment des gens cons...

Y a vraiment des gens cons dans le monde dans lequel nous vivons. Des gens sans estime, sans coeur et sans émotion. Des gens cons. Des gens qui aiment faire du mal, gratuitement, pour le plaisir de voir souffrir, juste comme ça, sans raison.

Y en a qui méritent des baffes, d'autres qui devraient juste se regarder dans une glace. Comment osent-ils parler de cette manière aux gens qui les entourent ? Débarquer dans la vie de quelqu'un et du jour au lendemain vouloir modifier son quotidien. Pour qui vous prenez-vous ? 

D'amis à étrangers, le cap est passé. Après tant de choses partagées, comment peut-on faire croire que l'on n'a point aimé se livrer à ce si beau jeu qu'est l'amitié ? Comment pouvez-vous dire au revoir comme vous dites bonjour ?

Avant d'aimer les autres, il faut s'aimer soi-même. Avant de parler aux autres, parlez-vous à vous-même. Avant de juger quoi que soit, faites le point sur votre propre vie, vous verrez c'est utile ! Faites-vous le mal que vous aimez tant faire aux autres : quand ce sera fait, venez me parler que l'on se dise nos quatre vérités !


lundi 15 novembre 2010

Paris, je t'aime. Casablanca aussi.

Retourner à Paris. Paris. Amis. Enfance. Joie. Vie. Paris ou le début de ma vie. Quand on a que vingt ans, avoir vécu quinze ans dans la bulle parisienne, c'est un peu y avoir vécu toute sa vie. Oui mais si j'y retourne, ce ne sera plus pareil. Mon Paris à moi est fini. J'avais fait le pari de retourner te voir Paris. Pour revivre ma vie, pour me promener dans mes quinze premières années de souvenirs légers. Paris t'es un peu le pari de ma vie, t'es l'un de mes défis. Paris. Paris je t'aime.

Retourner là-bas, à Casablanca, à Dar Al Baïda. Cela fait trop longtemps que je n'ai pas foulé ta terre, que je n'ai pas rigolé avec ton soleil, que je n'ai pas marché sur tes plages. Cela fait trop longtemps que je n'ai pas profité de tes ruelles étroites et de tes grands boulevards, de tes épiceries fines, de tes souks, tes hammams. Cela fait trop longtemps que je n'ai pas vu les personnes qui vivent chez toi, que je n'ai pas essayé de comprendre ce que tu racontais. Cela fait trop longtemps que je ne t'ai pas vu, cinq ans ça fait longtemps. Je t'aime Casablanca, et je ne t'oublie pas.


mardi 19 octobre 2010

Mon concentré d'histoires...

Sans personne, je ne suis rien : je suis juste moi, sans personne et sans rien. Personne c'est ces personnes que j'aime et qui me manquent. Les raisons sont multiples, les raisons sont diverses. Parce que tu me fais rire, parce que tu me fais sourire. Tu m'apportes beaucoup, tu ne t'en rends même pas compte. Toi, c'est toutes ces personnes qui comptent beaucoup pour moi. Toi, c'est vous, toi c'est lui, toi c'est elle. N'ayez crainte de penser que je vous aime beaucoup, car c'est la vérité. Au fil de ces années, je vous ai rencontrés, je vous ai trouvés et je vous ai aimés.

Vous êtes toutes des personnes que j'ai envie de voir jusqu'à n'en plus pouvoir. C'est peut-être illusoire mais j'ai envie d'y croire. Vous êtes dans ma vie mes rayons de soleil, sans vous le ciel serait terne, fade, chargé de nuages. Vous êtes ma gaieté, ma joie, ma bonne humeur. Vous êtes mon sourire et mes éclats de rire. Vous êtes mes bêtises et mes beaux souvenirs. Vous êtes un concentré de couleurs et d'humeurs que j'aime, un point c'est tout. Vous êtes mes amis, ma famille, des gens pris au hasard, rencontrés au détour d'un couloir ou dans un hall de gare, dans une cour de récré ou bien dans un ciné.

Je vous connais par cœur ou je ne vous connais pas, je vous vois très souvent ou je ne vous reverrai pas. Peu importe, vous avoir croisés m'a apporté des choses à raconter, à me remémorer, des choses sans importance, banales ou bien vitales, des choses juste comme ça, pour rigoler un peu. Vous êtes mes nouvelles d'un jour, mes anecdotes d'un soir. Vous êtes mon journal animé et bavard, en vente ici ou là, peu importe le jour, le lieu et le contexte. Vous voir me fait sourire ou éclater de rire. Vous êtes un tiroir où je range chaque soir les délicieux moments que je vis grâce à vous...

mercredi 13 octobre 2010

Note voyageuse

J'ai comme des envies d'escapades, de voyages, de tourner la page.
J'ai comme des envies de marcher jusqu'à n'en plus pouvoir et de toujours y croire.
J'ai comme des envies de partir, de tracer mon chemin, un jour de bon matin, que ça doit être bien !

Oui, mais si je pars, j'aurai des envies de rentrer. Oui, mais si je reste, j'aurai, je pense, quelques regrets.

Partir. Oui, mais vers où ? Dans quelle direction ? 
Et si je positionnais mon index n'importe où sur un globe terrestre ?
Et si je piochais un guide de voyage au hasard dans les rayons d'une librairie ?
Et si je m'inspirais de voyages déjà faits, de voyages racontés, de voyages partagés ?
Oui, mais c'est trop banal. Ce n'est pas original. Ce n'est jouer le jeu qu'à moitié.

Nombreux sont les chemins tout tracés, déjà prêts, qui sont là, devant moi.
Oui, mais moi j'ai envie de dessiner les contours de mon propre itinéraire.
J'ai envie de placer aux endroits qui me chantent mes panneaux directionnels.
J'ai envie d'avancer sur un chemin qui n'existe pas et qui ne serait qu'à moi.
J'ai envie de me laisser guider par mon âme d'enfant et mes rêves présents.

Je n'ai qu'à aligner un pied devant un autre.
Je n'ai qu'à marcher sans trop me questionner. 
Je dois imaginer ce qui m'attend après, sans vraiment y penser. 
Ça doit m'impressionner et me pousser à continuer.

Continuer d'avancer, de marcher, de rêver.
Continuer d'observer, d'écouter, de noter.
Continuer de stocker toutes mes émotions pour ensuite en parler.
Comme si c'était un rêve. Un doux rêve paisible que je revivrai volontiers, comme l'on se ressert une bonne tasse de thé.

dimanche 22 août 2010

Chut, je rêve !

Rêver. C'est ce que j'ai envie de faire ces derniers temps. Rêver. Imaginer. Divaguer. Me perdre dans mes pensées. 

Rêver. C'est quand l'on dort que l'on rêve, c'est bien connu ! Mais de quoi rêvons-nous quand nous sommes l'espace d'une nuit recroquevillés dans les bras de Morphée ? Difficile de savoir puisqu'au petit matin, nous sommes bien souvent incapables de dire précisément ce à quoi nous avons rêvé...

Rêver. Quand une personne nous dit qu'elle "rêve d'être belle, riche et célèbre" (entre nous, c'est loin d'être le plus beau rêve que l'on puisse faire), cette personne souhaite de tout cœur quelque chose, elle espère qu'un jour elle sera belle, riche et célèbre. Elle en rêve. C'est son rêve. C'est un rêve qui bien souvent ne se réalise pas, car il est hors de portée, c'est un rêve trop grand, un peu comme tous ces rêves qu'ont les enfants quand ils ne sont pas bien grands...


En ce moment, moi j'ai envie de rêver. J'ai envie de rêver à toutes ces choses que j'aimerais tellement réaliser. Ce sont des choses qui dépendent de moi, alors libre à moi de les réaliser ou non, libre à moi de me dire "stop, j'arrête de rêver et je passe à l'action"...

Partir loin... pour marcher, pour écrire, pour me poser entre deux montagnes, pour regarder de haut les plaines environnantes, en laissant derrière moi ma famille, mes amis et toute la petite vie à laquelle je suis habituée depuis tellement d'années. Ce genre de rêve peut se réaliser, mais ça ne se fait pas d'un simple claquement de doigts, du jour au lendemain : il faut y réfléchir, se remettre en question, être sûr de son choix, alors en attendant... j'ai décidé de rêver !

C'est tellement agréable de vivre son quotidien en gardant au fond de soi l'espoir de changer de vie un jour, de ne pas avoir à se lever au petit matin pour aller travailler, afin de récolter pièces de monnaie et billets (verts, rouges ou violets), aussitôt dépensés. Il faut toujours vouloir rêver de quelque chose, faire comme tous ces enfants qui rêvent d'être astronautes, princesses ou acrobates...

Au jour le jour, il faut garder allumée cette petite lumière d'espoir, afin que jamais elle ne s'éteigne, afin que l'on vive notre vie en s'émerveillant de la moindre petite chose qui nous ferait sortir de notre quotidien, qui viendrait contrer le fameux métro-boulot-dodo.




Prenez une mappemonde et entourez les pays dans lesquels vous voulez aller, peu importe qu'il s'agisse du Danemark, du Chili ou de l'Océanie ! Prenez un globe terrestre et pointez au hasard un endroit : vous voilà propulsés dans l'Océan Indien, en pleine Amazonie ou bien en Italie ! Allez en librairie, au rayon "Voyages" et piochez au hasard quelques guides du Routard : allez, hop, c'est parti : vous êtes en Mongolie, vous êtes à Gibraltar, vous êtes sur l'Île Maurice ! Ensuite, on imagine la suite du voyage... Hop, à l'aéroport, embarquez dans le premier avion qui décolle : attachez votre ceinture, que le voyage commence ! Vous préférez le train ? Allez, dépêchez-vous, en voilà justement un ! Laissez toutes vos affaires au chaud à la maison, elles n'iront pas bien loin : des valises entières de souvenirs mémorables vous attendent à l'autre bout du monde...

Grâce à cette petite lueur, grâce à ce rêve quasi-constant, qu'il est simple de croire que tout est possible, que chacun de nos désirs tend à être réalisé, alors je n'ai qu'une chose à dire : laissons-nous bercer encore et encore par cette douce mélodie qui chaque jour vient raisonner au creux de nos oreilles afin que chacun d'entre nous continue à rêver...

mardi 10 août 2010

Je marche, tu marches, il marche...

"L'espace est pour moi une drogue"
Nicolas Bouvier

Depuis mon arrivée en terre bordelaise il y a quelques mois de cela, je me suis découvert une véritable passion : la marche à pied. Marcher, c'est un peu comme écrire pour moi : je pourrais y passer des heures. J'aime bien marcher sans avoir de but précis, sans avoir de destination finale. Souvent, je pars avec un itinéraire tout tracé, que je case quelque part dans un coin de ma tête, mais il est rare que je le respecte à la lettre, puisque je me laisse bien souvent charmer par une quelconque ruelle ou par une quelconque impasse. 

Marcher pour aller quelque part, marcher pour aller voir quelqu'un, c'est marcher par nécessité, voire par obligation, au risque de tricher et de monter dans le premier bus qui passe ou de se dépêcher pour ne pas rater le tramway-le métro et j'en passe. Je marche quotidiennement pour me rendre ici ou là, faire deux ou trois achats, mais pour moi marcher de cette manière, ce n'est pas vraiment marcher...

Qu'est-ce que marcher, alors ? Marcher m'est très agréable, ça permet de me vider l'esprit, de ne penser à rien et en même temps de réfléchir à plein de choses, ça me permet de prendre des choix inconsciemment et de faire le point sur moi-même. Qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il fasse un beau et grand soleil, j'aime me retrouver seule avec moi-même au beau milieu d'un endroit : je marche rapidement, en faisant de grandes enjambées, ce n'est pas une balade, ce n'est pas une promenade de santé, mais c'est une marche dynamique, rapide et rythmée. Au fur et à mesure que je marche, j'avance de plus en plus vite, je me sens de mieux en mieux, et je n'ai qu'une envie : continuer de marcher, sans me soucier de l'heure qu'il est, sans voir le temps passer...

Forcément, en marchant, surtout en ville, je me retrouve très rapidement entourée de plusieurs personnes, bien souvent des touristes en cette saison. Alors, ni une ni deux, j'esquive tous ces passants et je me retire discrètement de la rue Sainte-Catherine (la rue la plus longue d'Europe s'il vous plaît !) pour aller côtoyer toutes les petites ruelles qui me sont désormais familières et qui guident mes pas jusqu'à la Place Saint-Pierre, celle du Parlement et puis celle de la Bourse : me voilà sur les quais ! A chaque fois que je passe dans l'une de ces ruelles, que je traverse l'une de ces places, j'en profite pour observer rapidement les quelques détails qui m'auraient échappés : c'est toujours agréable de ne pas se lasser d'un endroit, et d'être à chaque fois un peu plus charmé par l'un de ses attraits.


Le Miroir d'Eau - Place de la Bourse

Bordeaux est une grande ville, mais dès que j'ai besoin d'une touche de nature, direction le Jardin Public ou le Parc Bordelais : entourée d'une flopée d'arbres, marchant sur la pelouse, observant les canards, les cygnes et les dindons, j'ai, l'espace d'un instant, l'impression d'être en pleine campagne. Quand je vais marcher pour marcher, j'aime bien faire tout à pied, de A à Z comme on dit, du départ à l'arrivée, alors forcément je marche essentiellement en ville, mais mieux vaut ça que d'être conditionné durant plusieurs minutes dans un bus ou dans la rame d'un tramway à l'aller et au retour pour se rendre à l'endroit où l'on aimerait marcher.

Certaines personnes ne comprennent pas comment je peux aller marcher trois à quatre heures d'affilée, comme ça, rien que pour avoir le plaisir de marcher : pour moi, ce n'est en aucun cas une perte de temps, puisqu'à chaque fois que je marche pendant une durée aussi importante, quelque chose travaille en moi et je ressors de ma "randonnée urbaine" revigorée, pouvant marcher encore et encore...

Il y a peu de temps de cela, j'ai regardé, sur les conseils de ma "coloc' estivale", un très beau documentaire de Patricia Plattner sur Nicolas Bouvier, célèbre écrivain, photographe et voyageur suisse, intitulé Le hibou et la baleine, qui reprend le titre de l'un de ses récits de voyage. Après avoir visionné ce film, je suis restée bouche bée pendant plusieurs minutes, pendant même plusieurs jours je pense en fait : cet homme a passé la quasi totalité de sa vie à marcher-voyager-errer à peu près sur toute la planète, faisant partager ses émotions en couchant sur papier le récit de ses multiples voyages. 


En plus de m'avoir donné envie de lire ce qu'a écrit Nicolas Bouvier, ce film m'a donné envie d'imiter le voyageur et l'écrivain qu'il a été, car comme il l'a dit lui-même rien n'est plus beau et plus formateur que de se réveiller le matin sans savoir où l'on dormira le soir-même, sans savoir à quels paysages on sera confronté, etc. Et puis, mettre par écrit tout cela permet également de prendre conscience du voyage accompli, des kilomètres parcourus et des "photos-souvenirs" prises quotidiennement. Sa vie a du être des plus enrichissantes et des plus humaines, c'est moi qui vous le dis !

Allez, je suis motivée, alors je vais vous parler d'un autre film qui m'a bien fait réfléchir et qui m'a également donné envie de... marcher (ça vous étonne ?). Saint-Jacques... La Mecque, film de Coline Serreau, vous connaissez ? Depuis sa sortie sur grand écran, en 2004, je connaissais ce film de nom uniquement, et je n'avais pas eu l'occasion de le voir jusqu'à présent. Alors, forcément, lorsqu'en me rendant chez une amie, je le découvre dans sa super DVDthèque (petite dédicace à Jean-Mi le salsifi : http://labiblidejeanmi.over-blog.com), il est hors de question de le laisser prendre la poussière sur l'étagère. Quelques jours plus tard, je suis fin prête à le regarder... et je ne regrette absolument pas d'avoir emprunté ce film plutôt qu'un autre ce jour là. J'avais l'impression d'être aux côtés des personnages, de partager leurs rêves, leurs émotions et leurs motivations, d'être également face à de somptueux paysages tout au long du voyage (à pied, je précise !), le tout étant agrémenté d'une très jolie bande son. Une fois le film terminé, les personnages rentrés chez eux (en car cette fois-ci !), je suis allée marcher pendant près de quatre heures (le Tour de France passait à ce moment-là dans Bordeaux, alors quelle joie de ne croiser aucune voiture ou presque !). Ce film fait désormais partie de ma DVDthèque, et il n'aura pas le temps de prendre la poussière...

Je marche aussi à la campagne, mais pour l'instant je me contente de la bien sympathique ville qu'est Bordeaux !


«Certains pensent qu'ils font un voyage, en fait, c'est le voyage qui vous fait ou vous défait.», Nicolas Bouvier

lundi 9 août 2010

L'avenue me fait marcher... c'est comme ça !

Cela fait quelques temps que je répète à tue-tête les paroles d'une chanson : celles de Réverbère que nous offre Ariane Moffatt, auteure-compositrice-interprète québécoise que j'aime beaucoup. La chanson Je veux tout, ça vous dit quelque chose ? Un rythme accrocheur, des paroles légères et un clip très joyeux... j'avais tout de suite accroché ! Alors, forcément, lorsqu'en faisant un peu de rangement dans les bacs de CDs à la médiathèque je tombe nez-à-nez avec Tous les sens, le dernier album d'Ariane Moffatt, il est hors de question de le laisser dans les bacs... je vais lui faire prendre l'air à ce CD moi, je vous le dis !

Douze titres. Douze mélodies accrocheuses. Douze jolis textes. Je crois d'ailleurs que je l'ai écouté près d'une douzaine de fois cet album, et notamment la fameuse chanson Réverbère. Je vous laisse l'écouter, une ou plusieurs fois, à votre gré, et je vous dis ensuite pourquoi je l'aime tant cette petite chansonnette !





Alors, conquis(e) ? Ce que j'aime dans cette chanson, c'est avant tout son rythme et sa mélodie : ça bouge, c'est vivant et dynamique, ça donne envie de chanter, de danser et j'en passe... Et puis, j'ai particulièrement bien aimé les paroles : pour quelqu'un comme moi qui aime marcher pendant des heures, je me suis retrouvée dans cette chanson, car c'est bien vrai que...

L'avenue me fait marcher, c'est comme ça
Cette nuit le ciel est mon plancher, trouvez-moi
Je m'y perds, je me gèle à l'eau, à l'au-delà
Ma tête est un bouclier, mais ça me va

Les ruelles sont mes alliées, j'n'ai pas froid
Non, je n'ai rien à déclarer, je vais tout droit
Je fonce vers ma solitude, au bout là-bas
J'suis OK, j'ai l'habitude, tu vois ?

Y'a un réverbère tout au fond de moi
Qui éclaire chacun de mes pas
Je suis ici-bas dans tous mes états
Et c'est très bien comme ça

My Blueberry... Nights

Pourquoi ai-je donné pour titre à mon blog My Blueberry Words ? Et bien, je m'en vais vous expliquer tout ça mes petites gens : c'est très simple, c'est pour faire référence à ce magnifique film de Wong Kar-Wai : My Blueberry Nights


Même si ce film a fait l'ouverture du Festival de Cannes en 2007, je n'en avais jamais entendu parler avant de l'avoir entre mes mains. En farfouillant dans les bacs à DVD d'une bibliothèque (ça vous étonne ?), je suis tombée sur ce film et j'ai tout de suite été interpellée par sa pochette et surtout par l'un des noms figurant sur celle-ci : Norah Jones ! Depuis ses débuts, j'écoute la musique de cette talentueuse chanteuse et musicienne... d'accord, j'avoue avoir d'abord été intriguée par son prénom. Oui, elle et moi, nous partageons le même prénom (sauf qu'elle y met un "h" et que moi je n'en mets pas). Alors, forcément, voir que cette Norah est également une actrice, ça a davantage attisé ma curiosité. Ni une, ni deux, j'emprunte ce DVD, et je le visionne illico presto quelques heures après !

Et bien, ce film est désormais l'un de mes films préférés. L'intrigue, les personnages, les paysages, les lieux, les dialogues, la musique... j'ai été séduite par cette petite merveille cinématographique. Si je commence à vous parler de ce film, j'aurai du mal à m'arrêter, et s'il y a bien une chose que je n'aime pas trop faire c'est de dévoiler des moments clés d'un film quand je sais que certaines personnes ne l'ont pas encore vu. Alors, pour éviter de trop vous en dire, je vous copie-colle le synopsis du film ci-dessous...

Synopsis : Après une rupture douloureuse, Elizabeth se lance dans un périple à travers l'Amérique, laissant derrière elle une vie de souvenirs, un rêve et un nouvel ami - un émouvant patron de bar - tout en cherchant de quoi panser son coeur brisé. Occupant des emplois de serveuse, Elizabeth se lie d'amitié avec des clients dont les désirs sont plus grands que les siens : un policier tourmenté et sa femme qui l'a quitté, une joueuse dans la déveine qui a une affaire à régler. A travers ces destins individuels, Elizabeth assiste au spectacle du véritable abîme de la solitude et du vide, et commence à comprendre que son propre voyage est le commencement d'une plus profonde exploration d'elle-même.

Malheur ! J'ai omis de vous dire qu'en plus de Norah Jones, jouent dans ce film : Jude Law, Rachel Weisz et Natalie Portman. Et je peux vous assurer qu'ils jouent tous magnifiquement bien, et que l'on s'attache rapidement à chacun de leurs personnages si particuliers.

Un bon synopsis, de bons acteurs... qu'en est-il de la bande son ? En plus de Norah Jones, Cat Power, Ry Cooder, Otis Redding, Ruth Brown et tant d'autres prêtent leur voix pour un régal musical à consommer sans modération !

Juste une dernière chose, si pendant que vous regardez My Blueberry Words Nights, l'envie vous prend de grignoter quelque chose (une tarte aux myrtilles peut-être ?), rien de plus normal : je ne vous en dis pas plus...

Je viens de vous parler de mon premier coup de cœur cinématographique, je vais désormais vous livrer une petite anecdote... cette Norah Jones y est justement pour quelque chose !

Il y a quelques semaines de ça, en appelant la mairie d'une commune, je me présente et donne donc mon prénom... quelle surprise d'entendre à l'autre bout du fil :
   - Nora ? Comme Norah Jones, la chanteuse ?
   - Oui, mais sans "h" à la fin !
   - Et vous chantez vous aussi ?
   - Ah non, désolée ! 
   - C'est dommage ! Vous auriez été notre Nora à nous ?
   - ...

Ça m'a fait bien fait rire : je devrais peut-être songer à une carrière musicale moi !